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RapportsRAPPORT JEAN ARTHUIS NOV18

Interviews d’entraineurs de trot :

nterview avec Marco Claeyssens

-Quelle alimentation donnez-vous à vos trotteurs ?
On essaie de garder leur régime alimentaire le plus régulier possible pour qu’ils puissent être à l’aise à l’effort, et prendre un peu de graisse pendant les périodes de repos. Mais le régime change bien sûr pendant les périodes de repos complet. 

-Comment gérez-vous les entraînements ?
Durant la période de préparation des compétitions, le cheval est soumis à un entraînement intense, on le sort environ deux fois par semaine comme en condition de course, pour le remettre dans le rythme. Durant la saison de course, le travail est moins intense (footings, travail de fond plutôt que de vitesse) car les courses remplacent en quelque sorte les entraînements.

-Quelles sortes de difficultés peut-on rencontrer ?
Le problème rencontre le plus souvent est la tendinite, en particulier avec les chevaux dont les membres sont fragiles, ou sur des sols trop durs. Il faut environ 6 ou 7 mois à un cheval pour se remettre d’une tendinite. Bien sûr, plus on attend et mieux le tissu des tendons peut se reconstruire.

-Quelle est votre opinion sur le déferrage ?
Plus un cheval est léger en ferrure, plus il gagne en vitesse. Mais on déferre aussi parfois pour d’autres raisons, par exemple si le cheval se touche, on le déferre pour éviter qu’il ne se blesse gravement. Mais sur sol trop dur, cela peut abîmer leurs pieds.

– Comment gérez-vous le problème d’équilibre des chevaux ?
En effet les chevaux peuvent être soit droitiers soit gauchers, et donc ils tournent mieux à gauche ou à droite. Pour remédier à cela, il faut travailler sur les lignes droites pour leur enlever l’appréhension du tournant. Si on les fait trop travailler du coté où ils sont plus faibles, ils développent des défauts, par exemple ils se touchent.

-Comment utilisez-vous le marcheur ?
On utilise le marcheur avant et après l’entraînement pour échauffer et détendre le cheval. C’est donc un outil très utilisé qui permet de mieux travailler le cheval à l’entraînement.

-Comment travailler le cheval sur la vitesse, l’endurance ?
Les « américaines » sont un type d’entraînement qui permet de travailler sur la longueur et non sur la vitesse. On vise un travail pas trop épuisant pour le cheval, mais assez pour faire travailler son cœur. Ou alors on travaille sur de longues distances, par exemple 8 km mais à une vitesse plus lente (1’30 » en réduction kilométrique) 
Pour travailler sur la vitesse, et bien on fait de la vitesse! Mais il faut faire attention à ne pas déborder le cheval, on court sur de plus courtes distances (2000m) 

-Comment savoir si un cheval est prêt pour la compétition ?
Il faut juger de sa condition physique au cours des entraînements. Il lui faut une musculature développée, qu’il ne s’essouffle pas trop. On utilise un cardiomètre pour mesurer sa fréquence cardiaque, et si tout va bien, elle doit diminuer en pleine vitesse. Le cœur se travaille donc, pour diminuer la vitesse cardiaque à l’effort.

-Comment devient-on entraîneur ?
Bien sûr il faut aimer le métier ! En fait il y a deux façons de devenir entraîneur. Soit on peut passer par des écoles, qui apprennent les méthodes d’entraînement, soit on peut travailler dans une écurie et apprendre dans la pratique. Il n’y a pas d’examen.

-Quelles sont les particularités du trotteur ?
Physiquement, le trotteur a une épaule très avancée, un bon trotteur a l’épaule devant le garrot, et ils sont souvent longs, leur colonne vertébrale est longue. Mais on ne peut pas décréter immédiatement en voyant un cheval « voilà un trotteur », c’est plus subtil que ça. 
Mentalement, les trotteurs sont plus robustes que les purs sangs, ce qui explique que leur carrière soit plus longue que celle des galopeurs par exemple. Le trotteur a un bon mental, il veut bien faire et continuera de faire son travail, tandis que le pur sang s’arrêtera au premier problème.

-Quelle est la différence entre trot monté et trot attelé ?
Traditionnellement, le trot monté était plus lent, surtout à cause du système de monte, et ce n’était donc pas une catégorie très importante. On y mettait les chevaux les moins performants. Mais avec l’amélioration de la technique de monte le jockey met moins de poids sur le cheval et les résultats s’améliorent de plus en plus. On peut donc engager dans des courses montées des chevaux avec un gros potentiel. D’ailleurs, on pense que le prochain record de vitesse sera battu en monté.

-Avez-vous constaté une amélioration chez les trotteurs ?
Bien sûr, la race de trotteur est une race crée par l’homme et on choisit donc les individus au fur et à mesure. Oui, au cours des 10 dernières années le cheval trotteur a beaucoup progressé dans sa morphologie, et donc dans ses performances.

-Les chevaux restent-ils en box ?
On les met dehors autant que possible, pour détendre leurs muscles. Ils ne sont pas fait pour rester dans une boite de conserve tout la journée!

Interview avec Jean-François Senet

-Quels sont les différents exercices d’entraînement pour les trotteurs ? 
Il y a trois sortes d’entraînement basique pour les trotteurs. En promenade, le cheval se prépare grâce à un travail au pas ou au trot. Le jogging, est plus cadencé que la promenade mais sans atteindre la vitesse maximum du cheval en question. Finalement il y a le travail, qui est beaucoup plus intense que le jogging. Le cheval court alors soit à sa vitesse maximale ou juste en dessous. Le cheval court 2 à 3 fois 2000m durant la préparation à la course. On augmente la vitesse au fur et à mesure que le jour de la course se rapproche. Après un effort intense, on met le cheval dans un marcheur pour le décontracter et éviter des courbatures.

-Y-a-t’il un type d’entraînement particulier pour la vitesse, l’endurance, ou la forme ?
Pour la vitesse on utilise le « interval training », qui consiste à forcer le cheval à aller de plus en plus vite, sur des distances de plus en plus grandes. Pour travailler l’endurance, on utilise le travail de fond qui consiste à courir sur de grandes distances. Finalement pour la forme, le cheval l’apprend avec le travail et on le corrige si nécessaire.

-Entraîne-t-on différemment un cheval monté et un cheval attelé ?

Non, il n’y pas de différence. Nous entraînons le plus souvent les chevaux à l’attelé, et une fois que la technique est acquise, on peut décider de les entraîner pour le monté. Mais il est très rare que les chevaux soient meilleurs au monté qu’à l’attelé.

-Les chevaux ont-ils besoin de nourriture spéciale en fonction de leur entraînement ?

Non il n’y a pas de nourriture spécifique pour les chevaux à l’entraînement, le choix de la nourriture dépend de l’entraîneur. On utilise ici des granulés spécifiquement étudié pour les chevaux de courses.

-Quelles difficultés rencontrez-vous souvent? Et comment les résolvez-vous ?

La difficulté qu’on rencontre le plus souvent est un cheval nerveux ou stressé. Un cheval de ce genre peut avoir de très bon temps hors piste, mais une fois sur la piste impossible d’avoir des résultats consistants. Pour résoudre ce problème on utilise un bonnet ou des œillères. Nous répétons aussi des interactions en présence de beaucoup d’individus ou de chevaux, pour que le cheval s’habitue.

-Quel est un exemple de programme d’
entraînement ?    
    Lundi: Jogging + marcheur et paddock (un endroit pour détendre les chevaux)
    Mardi: travail de 3x 2000m en 1’40 », 1’45 » et 1’30 »
    Mercredi: marcheur + paddock
    Jeudi: jogging + marcheur + paddock
    Vendredi: travail de 6x 750m en progression de 40″, 35″, 30″, 25″, 20″, puis à vitesse maximum
    Samedi: marcheur + paddock
    Dimanche: Rien

-Comment les conditions du sol affectent-elles les chevaux ?

Elles n’affectent pas les chevaux de façon importante, sauf les chevaux sensibles, par exemple à cause d’une blessure, qui seront alors plus performants sur l’herbe que sur les autres types de sol.

-Pourquoi avez vous choisit d’être un entraîneur ?

La passion!! Je suis passionné des chevaux depuis mon enfance, j’ai donc décidé de devenir entraîneur.

 

 

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